Histoire et Esotérisme

26 janvier 2012

Ingénieux stratagème

Le roi Louis XVIII, qui se défiait beaucoup de son ministre le prince de Talleyrand, et tenait néanmoins à le conserver, avait chargé un agent de police, réputé pour son intelligence et son habileté, de lire la correspondance et les papier du célèbre diplomate.
Voici l'ingénieux stratagème, qu'on croirait emprunté à une farce de théâtre et qui est absolument authentique imaginé et pratiqué par cet agent de police.
Chaque matin, après avoir travaillé dans son cabinet, M. de Talleyrand avait l'habitude de passer dans sa salle de bain ; avant d'y entrer; il ôtait sa robe de chambre et sa perruque, laissait l'une sur son fauteuil et posait l'autre sur son bureau.
A peine avait-il quitté son cabinet, qu'un domestique acheté par la police introduisait dans ce cabinet, par une porte dérobée, l'agent en question.
Cependant, il pouvait arriver qu'une main distraite ou indiscrète ouvrit l'autre porte, celle qui donnait sur l'antichambre et livrait accès aux visiteurs ; c'était un hasard auquel il fallait parer. On y avait pourvu de la façon suivante : avant de  s'asseoir dans le fauteuil du prince, l'agent revêtait sa robe de chambre et sa perruque, et ce n'était qu'après s'être ainsi travesti qu'il s'installait au bureau.
La porte pouvait s'ouvrir alors : à la vue de cet homme en négligé du matin, accoudé dans une attitude méditative, qui ne se serait respectueusement retiré ? Qui aurait osé troubler dans ses profonds travaux le grand diplomate ?
L'agent de police pouvait se livrer tranquillement à ses délicates investigations.

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23 janvier 2012

Zodiaque : Le Verseau

VERSEAU : le signe du penseur

 

Qui est prêt à tendre une main secourable, mais refuse d’obéir ?  Qui est attiré par les contradictions ? Un inventeur, un génie : le Verseau.

 

1° décan : Originalité. Inventions. Indépendance intellectuelle - Vénus = cuivre = vert

2° décan : Imagination mystique. Inspiration - Mercure = mercure = blanc brillant

3° décan : Recherche d’association platonique. Répressions volontaires des désirs - Lune = argent = blanc

Saison : Hiver

Elément : Air, Eau (Humide-Chaud)

Rythme Ternaire : Fixe

Planètes Bénéfiques : Saturne, Uranus, le jour (Noir ; Note : La ; Nombre sacré : 3)

Planète Maléfique : Vénus

Pierres et Métaux : Saphir, Turquoise, Zircon - Mercure, Plomb, Platine, Uranium, Cobalt

Figure de la Mythologie : Canopus

Gemmes : Saphir, perle noire, l’améthyste, aigue-marine

Fleurs et arbustes : Encens, myrte, romarin, primevère

Parfum : lavande

Animaux : Poissons de mer. Le singe et le chat de man pour l’originalité.

Couleurs : Noir, gris, bleu, vert, violet, bleu électrique

Jour : Samedi (de nuit)

Chiffres : 3, 5 et 8

Vertu : La spiritualité

Facteur social déterminé : bienveillance, sens du devoir, altruisme

Mots clés : indépendant, détaché, original

Maison astrologique : onzième (idéaux, engagement, amis, convictions humanitaires, espoirs et désirs)

Qualités : indépendant, généreux, amical, inventif, loyal, idéaliste, rationnel

Défauts : imprévisible, excentrique, rebelle, raisonneur, dénué de tact, entêté, pervers, indifférent

Air des cimes, qui relie le matériel au spirituel ; idéalisme, sens de l’humain, goût du progrès.

 

LE CORPS DU VERSEAU

 

Parties du corps gouvernées : chevilles, mollets, rendons d’Achille, tibias, système circulatoire, respiration, poumons, vue.

Méridien d’acupuncture : poumons.

Maladies : blessures dans le bas des jambes, varices, mauvaises circulation du sang, problèmes sanguins, troubles nerveux, ulcères, arthritisme.

Aliments : grenade, coing, noix de coco, betterave, porc, crustacés, rhubarde, aubergine, pousses de soja, artichauts.

 

Ce signe symbolise les jambes, les chevilles, les tendons, les poumons, le système nerveux et le système circulatoire de retour. Certains ne sont touchés par la morale. Ils peuvent avoir des yeux bleus et gris acier. La mise en pratique est leur gros problème.

Présage : intrigues et injustices des autres. Exposé à l’exil.

 

Prométhée permit de donner le feu (l’intelligence) aux hommes. Zeus le fit attacher à un rocher pour son crime, où un aigle lui dévorait le foie. Heraclès le libéra, car il avait donné à Zeus des informations divinatoires de la plus haute importance. Zeus ordonna à Heraclès de le libérer. L’intelligence fait mal, au début. Le Verseau souffre de son aptitude à penser, jusqu’à ce qu’il puisse l’utiliser.

 

Observations : Intuition intellectuelle, invention, désir d’aventure, dérèglement, pacifisme, sociabilité, illusionnisme, versatilité, artifice, ferveur, jeunesse, altruisme, sens mental très moral ou cynisme amoral.

Compréhensifs et idéalistes, épris de paix dans le sens le plus large du terme, ils se demandent souvent ce qu’ils sont venus faire sur cette planète. Ils ont besoin d’avoir un but mais sont rarement assez motivés pour prendre le « Taureau par les cornes ».

La passion les attire et les inquiète à la fois, et ils détestent être obligés à prendre un engagement direct, à s’impliquer à fond dans une situation ; dans ce cas, ils se détachent, prennent du recul. Tout en ne se sentant guère à l’aise dans les conflits, ils ont une sorte de courage tranquille. Certains sont originaux et se passionnant pour ce qui est nouveau.

 

Essence : Fougère

Parfums Magiques : Muguet, réséda, serpentaire

 

Les bienfaits qu’ils sont censés répandre sur le natif :

 

La rigidité des Verseaux en sera bénéfiquement contrée. Prêts à respecter les points de vue d’autrui, leurs capacités de compréhension en seront approfondies. Adeptes de la mesure, ils jouiront de leur grande capacité à nouer de vraies relations.

 

Période bénéfique : le Verseau est le signe de la beauté, de l’intelligence, des grandes découvertes, du progrès, de la liberté, de l’amitié, du « cérébral », de l’absence de préjugés. Son attitude est anticonformiste.

Bien que les natifs du Verseau puissent être parfois excentriques, ils ont le sens du romantisme, le goût des voyages, et sont vifs, altruistes, généreux, tolérants, fascinants, enthousiastes, géniaux, originaux, créateurs, volontaires, indépendants... D’une fermeté exceptionnelle, ils se soumettent difficilement à l’autorité et à la volonté des autres ; ils préfèrent suivre seuls leur chemin. Ils ont généralement plus d’amitiés masculines que féminines.

 

Période maléfique : si le Verseau se présente mal, ses natifs sont névrosés, intolérants, vains, susceptibles, bohèmes, hystériques, indolents, pervers, destructifs, ennuyeux, sans rigueur, fantasques.

Ils sont dépourvus de sentiments et totalement privés de conscience. Ce sont de vrais monstres enclins aux inventions malignes. Leur comportement déconcerte même ceux qui croient bien les connaître.

 

Compatibilités et incompatibilités : les sujets du Bélier, des Gémeaux, de la Balance et du Sagittaire sont les plus compatibles avec ceux du Verseau.

Par contre, ceux du Taureau, du Lion et du Scorpion ne le sont pas du tout.

Tandis que ceux des Poissons, du Cancer, de la Vierge et du Capricorne ont une influence indifférente sur le Verseau.

 

Santé : le Verseau est de tempérament sanguin/nerveux et sa vitalité est faible. L’épuisement intellectuel provoque chez lui l’insomnie, des maladies et une fatigue permanente qu’il traîne avec lui. Ses angoisses sont des manifestations nerveuses qui n’ont rien à voir avec des maux cardiaques. Il est également menacé par les varices.

Quand son caractère est brusque et spasmodique, sa nature est uranienne. Il doit surveiller l’état de ses vertèbres qui peuvent lui provoquer de nombreuses douleurs ainsi que des gênes. Un bon équilibre physique aidera son esprit à être optimiste.

 

Profession : les natifs du Verseau sont pratiquement indispensables dans le monde du théâtre, de la presse, de la radio, du cinéma et de la télévision. Ils essaient toujours d’innover, de réformer, de révolutionner et de travailler pour ce futur qui est leur champ d’action. Leur goût de l’extraordinaire les fait souvent s’intéresser à la science-fiction, à l’hypnotisme, à la télépathie, à la divination...

Dans l’art, ce sont des créateurs d’avant-garde ; et dans n’importe quelle activité scientifique, cette sorte d’inventeur astucieux qui adapte, modernise et rénove.

Ils sont passionnés par les religions, la philosophie et tout ce qui est en rapport avec les réactions humaines. Ils aiment énormément la mécanique électrique et s’orientent souvent vers la radiotélégraphie, la radioastronomie et toutes ces sciences électriques et électroniques. Souvent, leurs rêves utopiques les vouent à l’échec.

 

Caractère : l’argent n’est  pour le Verseau qu’un moyen d’arriver à ses fins. Il n’est guère gaspilleur, même pas dépensier. Il fait souvent fortune grâce à ses inventions et ses découvertes. Ses efforts doivent être longs et patients, mais le travail d’aujourd’hui lui donnera la richesse de demain.

Peut-être est-il à la fois chanceux et malchanceux, car il a du talent et de l’ambition, mais il ne met pas toujours ces deux facteurs en jeu. Généralement, il attend que le succès vienne à lui ; il ne va pas le chercher.

 

D’après les Egyptiens : c’est le signe de la bienveillance fraternelle qui partage. C’est l’homme de l’innovation. Son sens du devoir l’ouvre aux autres.

Esprit de grandeur. Idées révolutionnaires, sens de l’innovation, de l’anticonformisme. N’a pas le sens du concret. Idées sociales. Confiance en lui et en son idéal. Besoin de s’associer, esprit collectif. Peu influençable. Ne montre pas sa tendresse. Donne facilement sa confiance.

Le point fort du Verseau est son esprit d’innovation, de fraternité, son sens de la collaboration fructueuse.

Le point faible : manque d’esprit pratique et est essentiellement anticonformiste dans ses actes et dans ses pensées.

 

Amour : le Verseau cherche dans l’amour la compagne avec qui il pourra avoir une entente intellectuelle, puis une entente affective et sentimentale, et, finalement, une entente physique et sexuelle. Rappelons que c’est le signe du Zodiaque qui provoque le plus de divorces et séparations. Ceci parce qu’il cherche des amours impossibles et a du mal à nouer des attaches.

Son caractère et son besoin d’indépendance ne le prédisposent pas à l’union légale. Il ne se marie donc pas souvent et vit en union libre avec la compagne choisie, qui est presque toujours intellectuelle.

Dans la vie sentimentale il est, plus qu’un amant passionné ou un mari paternel, un ami, un compagnon de route, autant pour les joies que pour les peines. C’est un collègue parfait.

 

La femme Verseau : cette femme a un grand charme personnel. On dirait qu’elle garde en elle-même la nature de plusieurs femmes. Elle est très efficace, intelligente, et travaille sans jamais paraître fatiguée. Souvent très élégante, elle aime bien s’habiller. Son amabilité et la simplicité de ses manières attirent les gens. Elle aime la vie sociale et adore sa famille.

Bien qu’elle soit apte à la vie matrimoniale et familiale, elle ne se marie pas facilement. Passionnée et émotionnelle, elle se laisse cependant guider plus par son intelligence que par son coeur. Elle porte à son mari une confiance absolue, mais si elle trouve une raison de poids, elle n’hésite pas à se séparer de celui qu’elle aime.

 

Recommandations : le Verseau doit défendre son indépendance avant tout. Et vivre son idéal sans se soucier des autres. N’oubliez pas que l’équilibre entre votre coeur et votre tête vous donnera une grande tranquillité spirituelle. Ne vous laissez pas effrayer par les choses qui vous semblent difficiles.

 

ASSOCIATIONS

 

Herbes et plantes : consoude, cytise, pensée sauvage, chanvre, mandragore, mousse, petite jacée, panais, pin, jonc, oseille, épinards, myrrhe, arbres fruitiers, orchidées, oliban.

Objets : art déco, bicyclette, bandes dessinées, ordinateur, matériel électronique, objets kitsch, vélo tout terrain, filofax, radio.

Professions et métiers : archéologue, astrologue, astronome, journaliste, informaticien, pilote, radiologue, scientifique, sociologue, écrivain.

Sports et loisirs : collections de gadgets, jeux informatiques, débats, aviation, ufologie, activités de groupe, astrologie, manifestations pour de bonnes causes.

 

LE VERSEAU ET LE MONDE

 

Le Verseau symbolise toutes les institutions démocratiques (les parlements, les assemblées, les institutions locales, etc.). Il est également lié aux organisations humanitaires et sensible aux actions révolutionnaires.

Pays gouvernés par le Verseau : Pologne, Suède, URSS, Chili.

Villes gouvernées par le Verseau : Hambourg, Moscou.

 

L’archétype du Verseau : l’Homme de Fer du Magicien d’Oz. En dépit de sa nature rationnelle et chaleureuse, il dut chercher très longtemps avant de trouver un vrai coeur.

 

 

CITATION

 

« Un pas en avant, deux pas en arrière. »    Lénine (1870-1924)

 

 

LE VERSEAU ET :

 

L’argent : expert dans la prédiction des tendances et très inventif, mais pas très motivé par l’argent.

Les couleurs qui conviennent le mieux à votre foyer : le bleu, et aussi toutes les couleurs froides.

Les pierres précieuses : L’Aigue-marine : cette pierre étincelante évoque l’air, l’élément qui gouverne ce signe. Elle symbolise l’amitié et libérerait du stress.

Le surnaturel : Facultés psychiques = révélations soudaines, astrologie, pensées positives, biorythmes, visualisation créatrice.

Vos qualités en amitié : fidèle, pratique, raisonnable, organisé, magnétique, rebelle, explorateur, original.

Vos recherches en amitié : individus âgés, prestigieux, visionnaires, partageant les mêmes buts.

La mode : Style = formel, contrôlé, soigné, inhabituel, original, choquant. Couleurs = gris, vert foncé, marron foncé, teintes électriques. Tissus = lin, cuir, tissu fait main, viscose, motifs irréguliers, dessins excentriques ou psychédéliques. Vêtements/accessoires = costumes, sous-vêtements, montres, bikinis, bottines.

La forme : préférence pour les sports structurés et les buts à atteindre. Formes d’exercices inhabituelles, en ayant parfois recours au biofeedback. Sports = sports d’équipe, musculation, stretching, yoga.

La minceur : un régime très personnalisé vous conviendra bien, basé de préférence sur les règles de combinaison d’aliments.

Les achats : Attitude envers le shopping : imprévisible, averti des problèmes sociaux. Articles : électriques, astrologiques et équipement.

Les déguisements : professeur Nimbus, sylphide, explorateur.

Les lieux préférés : lieux de travail intense, porcheries et poulaillers, mines de charbon, cavernes, caves, lieux d’activités scientifique, générateurs d’électricité, centres « New Age », stations émettrices de radio.

L’aventure : Tout Verseau rêve d’accueillir les premiers extra-terrestres en visite sur terre. Ils ont en effet beaucoup de points communs.

L’esprit : esprit indépendant. Stimulé par les possibilités. Ennuyé par ce qui est établi.

Les possibilités célestes : montre dans quels domaines nous sommes obligés de travailler et de nous plier aux règles pour réussir. Montre dans quel domaine nous souhaitons dévier de la norme et nous présenter comme individu unique.

Les problèmes à résoudre : montrez-vous pragmatique et, une fois soupesé le pour et contre, agissez. Essayez de vous en tenir au présent au lieu de chercher vos réponses dans l’avenir.

Les enfants : Votre comportement = non conventionnels ; souvent plus amis que parents. Tempérament de vos enfants = originaux  et créatifs, ont très tôt besoin d’indépendance.

Les passe-temps : Vie sportive = rugby. Arts = peinture abstraite. Collection = gnomes. Avec les mains = jouer avec des gadgets. Jeux intellectuels = débats, jeux informatiques. Pour le plaisir = transformer le monde.

Le travail : travailleur, discipliné, organisé, ambitieux, original, imprévisible, passionnant, surprenant.

Les effets d’Uranus sur le signe du Verseau de 1996 à 2003 : cherchera à établir la fraternité entre les hommes.

 

verseau

 

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15 janvier 2012

Un grand homme

Le maréchal Catinat, qui fut un des plus remarquables capitaines du règne de Louis XIV, était aussi modeste que bon et désintéressé. Son caractère prudent et réfléchi lui avait fait donner par ses soldats le surnom de Père la Pensée. La simplicité de son extérieure était égale à son indifférence pour les honneurs. Ennemi des cabales et de l'intrigue, il s'était élevé à la première dignité militaire sans avoir jamais rien demandé.
Ayant été porté, en 1705, sur une liste de nouveaux chevaliers des ordres du roi, Catinat refusa cette faveur, et comme des membres des a famille lui reprochaient ce refus :
"Eh bien ! leur dit-il, rayez-moi de votre généalogie !"
Le roi lui demanda un jour, après sa retraite volontaire, pourquoi on ne le voyait plus à la Cour, et si quelque affaire le retenait constamment dans son château de Saint-Gratien :
"Aucune, Sire, répondit le maréchal ; mais la Cour est très nombreuse, et j'en use ainsi pour laisser aux autres la facilité d'offrir leurs hommages à Votre Majesté."
On cite souvent sa belle réponse à un officie, qui, après une bataille meurtrière, l'ayant entendu donner l'ordre de rallier les troupes et de les ramener contre l'ennemi, lui vait représenté qui les conduisait à une mort certaine :janvier2012 001
"Il est vrai, fit Catinat, le trépas est devant nous, mais la honte est derrière !"
En envoyant à la Cour la relation de la bataille de Staffarde, qu'il venait de gagner, Catinat ne s'y donnait, selon son habituelle modestie, que la part d'un simple soldat. Tous les colonels y étaient nommés, et le roi, au rapport général, avait à chacun d'eux une obligation particulière. Catinat terminait en s'excuqent au sujet de ceux qu'il oubliait. La Cour n'apprit ses propres exploits que par les lettres particulières de différents officiers ; on sut que deux de ses chevaux avaient été tués sous lui, qu'il avait reçu plusieurs coups de feu dans ses habits, et une contusion au bras gauche. En un mot, il était si peu question du général dans cette relation, que, quand elle fut rendue publique, un nouvelliste, qui en avait écouté la lecture, demanda d'un air de curiosité :
"M. de Catinat assistait-il à la bataille ?"
La vie que Catinat menait pendant la paix était fort simple : il se plaisait dans la société de sa famille, allait les dimanches entendre l'office dans la sacristie des Chartreux, et se promenait ensuite dans leur enclos. M. Le Roi, son ami, qui l'accompagnait dans se promenades, raconte qu'un jour ses enfants, s'amusant à jouer pendant qu'il causait avec le maréchal, jetèrent leurs chapeaux sur les arbres, pour en faire tomber les nids d'oiseaux ; les chapeaux restèrent suspendus aux branches. Le père arrive et veut essayer de les décrocher en y lançant sa canne, qui, par malheur reste aussi sur les branches. Le maréchal, pour les tirer tous d'embarras, grimpe à l'arbre, finit, son sans quelques efforts, par atteindre la canne, et fait ensuite tomber les chapeaux.
La simplicité de caractère et de mise du maréchal Catinat fut regardée par quelques envieux comme l'effet d'un orgueil délicat.
"Cet habit de drap uni, dont le maréchal est toujours vêtu, est pour lui, disaient-il, la manière la plus sûre de se faire remarquer."
Mais la conduite de Catinat démentait cette calomnie, puisqu'il savait sortir de cette simplicité quand il était obligé d'assister à quelque cérémonie d'éclat. Il était alors vêtu comme les autres : on le voyait avec des habits magnifiques, mais qu'il quittait avec plaisir, lorsque le moment de la représentation était fini.
Le costume habituellement simple du maréchal donna lieu à plusieurs anecdotes.
En voic deux des plus caractéristiques :
Se trouvant un jour à la messe dans l'église des Jacobins, un précepteur qui ne le connaissait pas, se permit de faire passer devant lui ses élèves, et l'obligea même à leur céder sa place.
Une autre fois, étant allé pour affaire chez un premier commis des Finances, les valets le firent attendre longtemps dans l'antichambre. Un nouvel arrivant l'ayant reconnu, s'empressa d'avertir le commis.
"M. le maréchal de Catinat est là..."
Le commis sortit aussitôt de son cabinet pour présenter ses excuses au maréchal.
"Ce n'est pas ma personne, lui répondit Catinat, que vous avez eu tort de laisser se morfondre à votre porte. Qu'importe ma personne ? Mais vous auriez dû respecter en moi l'officier : quels qu'ils soient, les officiers sont tous également au service du roi, et vous êtes payé par lui pour leur répondre."
Catinat mourut en 1712, dans son château de Saint-Gratien.

A. C.

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07 janvier 2012

Jeanne d'Arc

REIMS

Toutes ces victoires décident enfin le roi à se confier à Jeanne. Malgré les avis des seigneurs, qui redoutaient de traverser quatre-vingts lieues de pays occupé par l'ennemi, elle l'entraîne. Le 16 juillet au soir, l'armée française entre dans Reims à la lueur des flambeaux.
Le lendemain, Charles VII est sacré roi de France dans la cathédrale. Jeanne est auprès de lui, son étendard en main.
La cérémonie accomplie, Jeanne d'Arc estima sa mission terminée et demanda à retourner à Domrémy.
- Plût à Dieu, dit-elle à l'archevêque de Reims, que je pusse maintenant partir, abandonnant les armes, et aller servir mon père et ma mère, en gardant leurs brebis, avec ma soeur et mes frères...
Le roi refusa de la laisser partir.

PARIS

De toutes parts, le sentiment national se réveille. Jeanne reprend la campagne ; elle enlève aux Anglais toutes les places de la Brie et de la Champagne. Elle arrive enfin devant Paris, le 26 août. Après quelques escarmouches, elle donne l'assaut le 8 septembre. A la fin de la journée, elle est atteinte d'un trait d'arbalète à la cuisse et tombe toute sanglante dans un fossé. Cette blessure lui semble un avertissement du ciel. De nouveau, elle veut partir. Le roi s'y oppose encore ; la pauvre fille accomplira jusqu'au bout sa tragique destinée.

COMPIEGNE

Au printemps suivant, elle apprend que les Anglais assiègent Compiègne. Elle se précipite au secours de la ville. Cette fois, c'est à sa perte qu'elle court. Elle parvient à entrer dans la ville le 23 mai 1430. Le lendemain, dans une sortie, elle se trouve tout à coup séparée des siens. Des ennemis l'entourent. Un archer s'accroche à son hocqueton, la tire à bas de son cheval et la livre à Jean de Luxembourg.
Ses voix le lui avaient dit après le sacre : "Avant la Saint-Jean prochaine, tu seras prisonnière."
Le sire de Luxembourg l'enferme d'abord à Beaulieu, puis dans son château de Beaurevoir. Il hésite à la livrer aux Anglais. Mais Bedford offre 10 000 livres tournois. Jean de Luxembourg accepte et se déshonore à jamais en livrant l'héroïne.

ROUEN

Traînée de Beaurevoir à Arras, d'Arras à Crotoy, Jeanne fut enfin enfermée à Rouen.
Son procès commença le 21 février 1431. Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, et un inquisiteur nommé Lemaire, assistés de soixante assesseurs qui n'avaient que voix consultative, furent ses juges. Pendant trois mois, elle soutint les assauts de ce tribunal infâme, et elle se défendit avec un courage, une résignation, une présence d'esprit que ne purent étouffer la cruauté et la perfidie de ses bourreaux.
Elle fut condamnée à être brûlée "comme relapse, excommuniée, rejetée du sein de l'Eglise, et jugée digne, par ses forfaits, d'être livrée au bras séculier.
- J'en appelle à Dieu, le grand juge, s'écria-t-elle, des grands torts et ingravances qu'on me fait.
Le 31 mai, à neuf heures du matin, elle fut conduite au bûcher. Son corps, dit la légende, fut réduit en cendres, mais son coeur fut retrouvé intact ; et, en le voyant, un officier anglais, secrétaire du roi d'Angleterre, s'écriait :
- Nous sommes perdus, nous avons brûlé une sainte !
Charles VII, qui devait à Jeanne son royaume et sa couronne, n'avait pas tenté le moindre effort pour la sauver.

Quelques mois plus tard, les Anglais, suivant la prédiction de Jeanne, étaient définitivement "boutés hors de France' et la nationalité française était sauvée.
Tant il est vrai, comme l'a dit plus tard un grand poète en pensant à la "bonne Lorraine", que "lorsque tout semble désespéré, dans une cause nationale, il ne faut pas désespérer encore, s'il reste un foyer de résistance dans un coeur de femme".

Ernest LAUT

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06 janvier 2012

La mission de Jeanne d'Arc

DOMREMY

Jeanne d'Arc naquit le 6 janvier 1412, à Domrèmy, en pays de Barrois, entre Neufchâteau et Vaucouleurs. Son père se nommait Jacques d'Arc, et sa mère Isabelle Romée. C'étaient des cultivateurs pauvrets, mais honorés pour leur probité. Jeanne ne sut jamais ni lire ni écrire. Elle n'était occupée qu'à filer la laine et à soigner le bétail. Tout le monde, dans le village, l'aimait pour sa douceur, sa simplicité, sa vie laborieuse et sa piété.
Un jour, - elle avait alors treize ans, - à l'heure de midi, dans le jardin de son père, elle crut entendre une voix inconnue qui l'appelait... Elle leva les yeux et elle vit l'archange Michel entouré d'une cohorte d'anges ; elle vit aussi sainte de Catherine et sainte Marguerite... D'abord, elle s'effraya ; puis ces apparitions se firent fréquentes et développèrent l'exaltation de la jeune fille. Les voix qu'elle entendait lui disaient : "Va ! Tu délivreras Orléans, tu feras sacrer le Dauphin de Reims et tu chasseras l'étranger du royaume de France..." Jeanne crut de toute son âme à cette mission divine et se dévoua à l'accomplir.
Ces extases, ces voix du ciel s'expliquent par l'influence que devait exercer, sur l'imagination rêveuse d'une jeune fille, l'éat de la France à cette époque.
L'invasion des Anglais, les luttes acharnées des princes et des nobles, la faiblesse de la royauté, la peste et la famine avaient causé la ruine du pays. L'âme populaire, surtout, souffrait de la perte de la nationalité française. Les Anglais occupaient presque tout le royaume. A la mort de Charles VI, Henri de Lancastre avait été proclamé roi de France et d'Angleterre, et le duc de Bedfort gouvernait à Paris, avec le titre de Régent de France.
Orléans était assiégé depuis cinq mois par les Anglais, et Charles VII n'avait plus que quelques petites places du Centre. On ne l'appelait plus, par dérision, que le roi de Bourges.
Tout semblait perdu ; la France allait devenir anglaise, quand un jeune fille accourut à la délivrance de la patrie.

VAUCOULEURS

Jeanne, en effet, s'en vient à Vaucouleurs. Elle a seize ans. Elle est, dit la chronique "moult belle, de grande force et puissance". Elle demande au sire de Baudricourt de la faire conduire au roi. Mais le soudard la traite de folle et la renvoie à ses parents, leur conseillant de la bien souffleter. Déjà son père n'avait-il pas dit qu'il la jetterait à l'eau, plutôt que de la voir partir pour l'armée ? Jeanne se soumet.
Mais, de nouveau, elle entend ses voix qui deviennent, de jour en jour, plus pressantes. Et, bravant la colère paternelle, elle retourne à Vaucouleurs. Baudricourt commence à se laisser toucher par cette constance. Et puis, le peuple croit à la mission de Jeanne. Bientôt, les hommes d'armes se laissent convaincre. Ébranlés par son assurance, ils veulent partir avec elle :
- Ma mie, lui disent-ils, qu'attendez-vous céans ?
- Avant le milieu du carême, leur répond-elle, je serai par devers le dauphin... Ah ! certes, j'aimerais mieux filer auprès de ma mère, mais il faut que j'y aille...
Les gens de Vaucouleurs se cotisent pour lui acheter un équipement et, accompagnée de quelques hommes d'armes elle se met en route...

CHINON

Le 24 février 1427, elle entrait dans Chinon où se trouvait le roi. Elle fut deux jours avant de pouvoir être introduit à la cour. Quand elle y parut, elle se trouva devant un groupe nombreux de seigneurs, parmi lesquels Charles se dissimulait. Bien qu'elle ne l'eût jamais vu, elle alla droit à lui :
- Dieu vous donne bonne vie, gentil ! lui dit-elle.
- Je ne suis pas le roi, répondit-il.
- Et, montrant un seigneur :
- Celui-ci est le roi !
- Non, s'écria Jeanne, vous êtes le roi et non un autre. Et je suis envoyée du ciel pour faire lever le siège d'Orléans et vous conduire sacrer à Reims.
On lui fit subir force épreuves, passer maints interrogatoires afin de s'assurer si elle était bien envoyée de Dieu. Enfin, elle obtint de marcher au secours d'Orléans. On lui donna le titre de chef de guerre et elle se rendit à Tours où elle fut équipée. Elle commanda elle-même son étendard, dont elle donna plus tard la description lors de son procès. Cet étendard était d'une toile blanche, appelée alors roucassin, et frangée de soie. Sur un champ blanc, semé de fleurs de lys, était figuré Jésus-Christ assis sur son tribunal, dans les nuées du ciel, et tenant un globe dans ses mains ; à droite et à gauche étaient représentés deux anges en adoration, l'un d'eux tenait une fleur de lys sur laquelle Dieu semblait répandre ses bénédictions ; les mot Jhésus Maria étaient écrits à côté.
Mais il lui fallait une épée. Elle ordonna qu'on allât fouiller le sol derrière l'autel de Sainte-Catherine de Fierbois et qu'on lui apportât l'épée qu'on trouverait là. On y fût et l'on trouva une épée, en effet. Cette découverte miraculeuse excita l'enthousiasme des soldats et de la foule. Tous la croyaient inspirée par une puissance surnaturelle.
De Tours, elle s'en fut à Blois. Et de Blois, le 28 avril, elle partit pour Orléans, à la tête d'une petite armée de 5 000 hommes.

ORLEANS

Le lendemain, elle était en vue de la ville. Bientôt elle y pénétrait, après avoir traversé les lignes ennemies. Elle relevait le courage des habitants, les menait aux remparts et commençait l'assaut contre les forts des Anglais. En trois jours de combat, elles les chassait de leurs bastilles. Le 7 mai, ils ne possédaient plus que le fort des Tourelles, qui s'élevait à la tête du pont de la Loire. Jeanne conduit ses troupes à l'attaque. Une flèche l'atteint  à l'épaule. La douleur lui arrache des larmes, mais ne ralentit pas son effort. Sa bannière en mai, elle entraîne ses soldats. Les Tourelles tombent en son pouvoir.
- Jamais, disait La Hire, je n'ai rencontré si brave chevalière.
Jeanne rentra triomphalement dans la ville.
Le lendemain, 8 mai 1429, les Anglais levaient le siège et se dirigeaient vers Meung. C'est l'anniversaire de cette journée qu'on célèbre encore, chaque année, à Orléans.
Mais la mission de Jeanne n'est pas terminée. Elle se met à la poursuite de l'ennemi, s'empare de Jargeau, enlève les retranchements du pont de Meung-sur-Lire, force Beaugency à capituler et écrase les Anglais à Patay.
En quelques jours, cette "vachère de dix-sept ans" comme l'appelaient dédaigneusement ses ennemis, avait pris trois villes, battu en rase campagne la formidable armée anglaise, fait prisonnier ses deux plus grands généraux et vengé les désastre de Crécy, de Poitiers et d'Azincourt.

Articles publiés dans "Le Petit Journal" le dimanche 12 mai 1907

A suivre : Reims, Paris, Compiègne et Rouen.

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28 décembre 2011

Le rêveur éveillé

Le duc Philippe d'Orléans, qui fut régent de France de 1715 à 1722, avait un jour dîné chez un de ses amis dans l'Ile-Saint-Louis. La nuit était fort avancée lorsqu'il sortit ; il s'en revenait à pied vers son palais, et ses compagnons de fête habituels l'accompagnaient. Le duc d'Orléans avait bien dîné, et il était d'humeur joyeuse.
Au coin de la place Saint-Germain-l'Auxerrois, le duc aperçut un homme qui dormait, étendu sur le sol. Il s'approcha et, avec de petits coups de pieds amicaux, essaya de le réveiller ; l'homme restait immobile, insensible et ne manifestait sa vie que par de sonores ronflements :
"Ma foi ! s'écria Philippe d'Orléans, voilà un gaillard qui est vraiment ivre."
Puis une idée bizarre alluma sa fantaisie excitée déjà par ses libations nombreuses. Il pria ses compagnons de ramasser le dormeur, et de le transporter jusqu'en son palais. On souleva l'homme sans qu'il bougeât. Et dans le bercement des bras qui l'avaient enlevé, ses ronflements augmentèrent d'intensité. C'était à croire qu'il logeait un cor de chasse dans son nez.D_cembre_005
Au palais, l'ivrogne fut conduit dans une chambre magnifique. Puis on le déshabilla, on le vêtit d'une chemise fine et parfumée, ensuite on le coucha ; il n'avait pas cessé de ronfler, on le laissa continuer et chacun se retira chez soi.
Mais, le lendemain matin, à son réveil, vous jugez si notre homme fut étonné. Jamais il n'avait vu tant d'or, tant de glaces, tant de tapis. Il n'y comprenait rien et s'imagina rêver.
Alors commença la farce préméditée par le duc d'Orléans. Des valets, qui guettaient le réveil du bonhomme, s'avancèrent respectueusement vers lui.
"Quel habit veut mettre Votre Altesse ? demanda le premier valet de chambre.
- Altesse ! altesse ! murmura l'homme en regardant autour de lui. Il ya donc une altesse ici !"
Du coup, l'autre, d'abord surpris, finit par éclater de rire :
"Hé ! mon cher, vous faites erreur, je m'appelle Polycarpe, et je suis savetier."
Mais le valet insista, répéta sa question, et l'artisan qui ne se rendait plus compte s'il était éveillé ou s'il dormait encore, prit le parti de ne rien dire et de laisser faire.
On lui mit alors un costume somptueux, et les seigneurs entrèrent. Polycarpe leur fit de belles révérences ; mais l'un deux, le jeune marquis de Luçois, lui dit :
"Es-tu fou, comte, de nous saluer avec cette humilité, on croirait que tu ne nous reconnais pas."
Et passant familièrement son bras sous le sien, il l'entraîna à travers les salons.
Polycarpe, encore que son épée lui embarrassât les jambes, s'habituait assez facilement à sa nouvelle situation d'altesse ; il la trouva même on ne peut plus agréable, quand on le conduisit dans une haute salle où était servie une collation. Malheureusement, il avait les gestes un peu lourds, et il renversa trois assiettes pleines de crème, les assiettes tombèrent sur les bas d'un valet qui, pour éviter de se salir, recula vivement et en heurta un autre qui entrait portant les fruits, celui-ci s'en vint donner du nez contre le parquet, ce dont l'assistance s'amusa fort.
Les jeunes seigneurs choquèrent leur verre contre celui de Polycarpe, qu'ils surnommèrent M. le duc de la Savate. Et le savetier se montrait fier de cet anoblissement rapide. Seulement une chose ne lui plut pas : on lui mesura trop parcimonieusement le vin, et c'était un petit vin qui se laissait boire. On ne tenait pas à ce qu'il D_cembre_006s'enivrât avant la fin de la plaisanterie.
Après la collation, eurent lieu un divertissement et un bal. M. le duc de la Savate, qui avait trouvé quelque hardiesse au fond de son verre, devenait insupportable ; il affectait des airs de grand seigneur, parlait haut et le prenait sur ton blessant ; il menaça le marquis de Luçois de lui tirer les oreilles à propos d'une paire de chaussures :
"Je m'y connais, mon petit monsieur, s'écria le duc de la Savate, mes aïeux étaient savetiers.
- Et vous, monsieur ? répliqua le malicieux marquis.
- Moi, moi, vous voulez rire, je suis gentilhomme de la maison de monseigneur le Régent," répondit effrontément Polycarpe.
Le duc d'Orléans lui-même subit son insolence et s'en divertit beaucoup.
Le savetier résolut de prendre part au bal, c'étaient d'ailleurs des valets et des soubrettes qui composaient le groupe de danseurs. Mais il n'avait guère plus de grâce qu'un éléphant, et l'exercice de la danse l'altéra. Il demanda à boire. Le duc d'Orléans estimant que la plaisanterie avait assez duré, car le bonhomme se montrait plus insupportable et plus fat que le plus haut personnage, lui fit servir des vins en grande quantité.
Le savetier but et but tant et tant, qu'il se plongea dans une ivresse complète, et s'endormit en ronflant aussi fort que la nuit où il avait été transporté au Palais.
La farce était finie.
Lorsque les rues furent silencieuses, le duc d'Orléans ordonna qu'on allât déposer l'ivrogne sur la place Saint-Germain-l'Auxerrois, à l'endroit où on l'avait pris la veille.
A l'aube suivante, quand le savetier ouvrit de nouveau les yeux, il se sentit tout hébété. Quoi ! cet or, ces glaces, cette joie, tout cela n'était qu'un songe ?
Il était impossible d'en douter. Alors il se frotta les yeux et rentra chez lui où il raconta à sa femme qu'il avait eu un rêve admirable, et jamais il ne sut qu'il avait vécu une journée dans un palais parmi les premiers personnages du royaume.

Henri LECERF 

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25 décembre 2011

La petite fille de la rue St-Nicaise

Le 24 décembre 1800, vers huit heures du soir, une charrette de maraîcher traînée par un âne remontait doucement la rue Saint-Nicaise, petite voie tortueuse qui partait du Carrousel pour aboutir à la rue de Richelieu.
Parvenue à l'endroit où la rue se terminait, la charrette s'arrêta, et l'homme qui le conduisait - un paysan vêtu d'une blouse - mit pied à terre.
"Là, fit-il, en regardant autour de lui, voici une place excellente ; il ne peut faire autrement que de passer par ici. Voyons, mon chargement est-il au complet ? ajouta-t-il en souriant d'un air singulier... Parfait, je n'ai plus qu'à attendre !"
Et, se plaçant au milieu de l'étroite chaussée, il se mit à bourrer lentement une grosse pipe. Mais voici que, soit qu'il eut faim, soit plutôt qu'il eut froid, car la soirée était glaciale, le baudet commença à donner des signes d'impatience.
"Ohé, Martin ! grommela le paysan, va-t-il faire des siennes maintenant, et déranger tous mes plans...?"
Comme il disait ces mots, une fillette d'une quinzaine d'années traversa la rue.
"Hé, petite ! fit le maraîcher.
- Vous m'appelez, citoyen ! répondit la fillette. Que désirez-vous ?
- Veux-tu surveiller mon âne pendant quelques instants ? Je te donnerai pour ta peine une belle pièce blanche.
- Je le ferai simplement pour vous faire plaisir, citoyen..."
Et la fillette, s'approchant, caressa le baudet de la main.D_cembre_006
Cependant le paysan paraissait inquiet. Ses regards se dirigeaient sans cesse vers l'autre bout de la rue. Soudain, comme huit heures sonnaient à une horloge voisine, on entendit, venant du Carrousel, le roulement d'une voiture qu'accompagnait une troupe de cavaliers, et qui entrait dans la rue Saint-Nicaise.
"Tiens ! fit un bourgeois, voici le citoyen Bonaparte qui se rend à l'Opéra."
Bonaparte ! le premier Consul ! Curieuse, la fillette se dressa sur la pointe des pieds, et les yeux fixés sur le groupe qui s'avançait, elle ne prit pas garde au manège singulier du paysan. Celui-ci alluma vivement sa pipe, en tira quelques bouffées, et la jetant toute enflammée dans la charrette, il s'enfuit à toutes jambes.
Alors, comme la voiture du premier Consul tournait au coin de la rue de Richelieu, une explosion formidable ébranla les maisons. Des vitres se brisèrent, des murs s'écroulèrent, tandis que les blessés poussaient des cris de douleur, et qu'à toutes les fenêtres se montraient des visages affolés. La charrette du maraîcher, chargée de poudre, venait de sauter !... Quant au paysan, il avait disparu.
On su vite, du reste, qu'il n'était qu'un faux marchand de légumes, et qu'il s'était posté là avec une machine infernale pour attenter à la vie du premier Consul. Il s'appelait Saint-Réjan. Par un hasard providentiel, Bonaparte échappa à la mort effroyable que ses ennemis lui réservaient. Mais l'explosion avait fait de nombreuses victimes, parmi lesquelles la pauvre petite qui avait accepté de surveiller l'âne.
Disons en terminant que les auteurs du complot furent arrêtés, condamnés à mort et exécutés.

Article de décembre 1900

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24 décembre 2011

Bonnes fêtes de Noël

merry1

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23 décembre 2011

Zodiaque : Le Capricorne

CAPRICORNE : le signe de l’aboutissement

 

Qui aime les travaux de longues haleines ? Qui profite de toutes les occasions pour progresser ? Le Capricorne, assurément.

 

1° décan : Idéal élevé exprimé sous une forme concrète - Jupiter = cobalt = bleu

2° décan : Sens de l’organisation et des réalisations - Mars = fer = rouge

3° décan : Activités inlassables. Opiniâtreté - Soleil = or = jaune

Saison : Hiver

Elément : Terre (Sec-Froid)

Rythme Ternaire : Cardinal

Planètes Bénéfiques : Saturne, la nuit, Pluton (Noir ; Note : La ; Nombre sacré : 3)

Planètes Maléfiques : Mercure, Vénus

Pierres et Métaux : Ambre, Corail, Cornaline, Cristal de roche, Obsidienne, Onyx, Rubis, Turquoise, Zircon - Fer, Or, Platine, Plomb

 

Figure de la Mythologie : Anubis

Gemmes : Onyx, calcédoine, jais

 

Fleurs et arbustes : Myrrhe, tussilage, la fleur de la canne à sucre

Parfum : musc

Animaux : Ruminants. Chèvre et chien pour des relations utiles.

Couleurs : Noir, Vert, Gris

Jour : Samedi

 

Chiffres : 4 et 8

Vertu : La sagesse

Facteur social déterminé : ambition secrète, élévation, savoir faire, professionnel

Mots clés : rationnel, prudent, déterminé

Maison astrologique : dixième (ambitions, carrière, reconnaissance sociale, statut, autorité, figure parentale dominante)

Qualités : digne de confiance, déterminé, prudent, soigneux, discipliné, patient, travailleur, persévérant

Défauts : rigide, dur, brutal, froid, maniaque, pessimiste, trop conventionnel; avare, licencieux, rabat-joie, misanthrope, susceptible

Terre gelée et dépouillée ; organisation, réflexion, patience et rigueur.

 

LE CORPS DU CAPRICORNE

 

Parties du corps gouvernées : os, peau, articulations, genoux.

Méridien d’acupuncture : vésicule biliaire.

Maladies : arthrite, rhumatisme, maladies de la peau, blessures au genou, maladies osseuses, dépression, eczéma, refroidissements, urémie.

Aliments : choux, noix de coco, porc, betterave, crustacés.

 

Ce signe symbolise les os, le squelette, la peau, les articulations des genoux et les jambes. Le système digestif est souvent son point faible. Leurs tempéraments sont secrets, mélancoliques, inquiets. Privés de but, ils tombent dans un négativisme auto-intoxiquant et chronique, devenant ainsi leur pire ennemi.

Présage : échec. Danger d’escroquerie ou de vol. Mort violente. Découragement.

 

Chronos avait tranché les testicules de son père Ouranos, d’où s’écoulait le temps et la création. En le maudissant, son père lui dit qu’il sera déchu et castré par son fils. Chronos dévorait les enfants. Sa femme Rhéa lui donna une pierre à manger, à la place de Zeus. Cette pierre lui fit vomir les enfants engloutis, et Zeus, devenu adulte, prit le pouvoir. Hadès garda son père jusqu’à ce qu’il se rende compte de ses peurs et erreurs. Chronos put ensuite seulement créer son Age d’Or, après avoir compris qu’il était la source de ses propres erreurs, par peur du partage.

 

Observations : Profondeur, rigueur, riant d’eux-mêmes, dureté, « grandeur » intellectuelle et/ou spirituelle, raideur, prévoyance, sens de l’élévation, manque de communication, d’abandon, de chaleur humaine, sens politique aiguisé.

Ils s’épanouissent souvent sur le tard car la précocité n’est pas leur fort. Ils sont réservés, réfléchis, et timides car ils ont peur d’être ennuyeux. Etrangers à toute forme d’opportunisme, ils ont des convictions profondes sur l’authenticité et la moralité qu’ils renient rarement.

Fidèles, persévérants mais sceptiques, ils observent avant de juger et ne s’engagent pas à la légère. Leur ambition est grande, leur volonté acharnée, ils savent se fixer des buts lointains, mais ne savent guère se détendre.

 

Essence : Chèvrefeuille

 

Parfums Magiques : Menthe aquatique, narcisse, jacinthe

 

 

Les bienfaits qu’ils sont censés répandre sur le natif :

 

Ils contribuent à développer la sérénité et rendront les Capricorniens d’une humeur égale ce qui ne manquera pas d’assouplir leur attitude tant sur le plan social que sur celui du travail.

Ils verront la vie sous un jour plus optimiste et éviteront de provoquer des conflits au sein de leur foyer.

 

Période bénéfique : les natifs du Capricorne ont une nature très complexe. Ils vivent renfermés sur eux-mêmes et se confient très peu aux autres. Ils ont un air de distinction naturelle, quelque chose de mystérieux et d’aristocratique qui leur donne un charme quelque peu intimidant.

Ils sont calmes, disciplinés, loyaux, fidèles, diligents, réfléchis, sensés, ponctuels, discrets, réservés et aiment la solitude. Leur soif de connaissances est insatiable. Ils aiment la tradition et ont le ridicule en horreur. La femme incomprise est typiquement de ce signe. Sa beauté est constante et semble même augmenter avec le temps.

 

Période maléfique : souvent, les belles qualités du Capricorne oscillent et se transforment en défauts. Nous trouvons alors des individus égoïstes, méfiants, astucieux, médisants, pervers, avares, mordants, envieux, mesquins, inhumains, irritables.

Parfois dans la jeunesse, le Capricorne se montre timide et manque de confiance en lui-même. Bien qu’il ait le sens des responsabilités, il n’arrive pas à donner assez confiance aux autres ; son orgueil l’en empêche. Avec les années, son ambition apparaîtra.

 

Compatibilités et incompatibilités : le meilleur accord se fera avec les natifs des Poissons, du Taureau, de la Vierge et du Scorpion.

Par contre, ceux du Bélier, du Cancer et de la Balance seront en désaccord avec le Capricorne.

Quant à ceux du Verseau, des Gémeaux, du Lion et du Sagittaire, leur influence sera indifférente.

 

Santé : le Capricorne est de tempérament bilieux. Son état physique excellent et son aspect salutaire lui assurent une bonne longévité. Sa santé, habituellement fragile pendant sa jeunesse, se renforce au cours de sa vie. C’est ce signe qui, de tout le Zodiaque, fournit le plus grand nombre de « verts galants ». Il doit surveiller les points faibles de son organisme : surtout les os. Il est aussi sujet aux maladies cutanées.

Il devra se méfier principalement de sa tendance à se réfugier dans la maladie lorsqu’il se heurte à un échec sentimental ou professionnel.

 

Profession : la vie professionnelle des sujets du Capricorne est toujours ascendante, mais avec des difficultés, car ils n’arrivent à rien sans sacrifice et dévouement. On ne peut douter ni de leur valeur intellectuelle, ni de leur capacité de travail, et pourtant ils occupent rarement le poste qu’ils méritent. Cela est dû en grande partie à leur manque d’agilité, d’audace et d’adaptation.

S’ils n’ont pas pu faire d’études, ils sont souvent autodidactes. Le Capricorne est un collaborateur efficace, discret, précis et stable. On aime l’avoir comme bras droit quelle que soit la profession ou le poste qu’il occupe. Sa conscience professionnelle est rigoureuse.

 

Caractère : l’objectif de la vie du Capricorne est de triompher à tous les niveaux, et surtout économiquement. Comme l’ambition est son trait le plus marqué, il s’efforce d’obtenir des gains considérables. De tous les signes du Zodiaque, c’est celui qui a les plus forts désirs de sécurité matérielle, quoiqu’il ait peu confiance en lui-même.

Il n’est pas dans ses habitudes de spéculer dans le domaine des finances, car c’est un caractère lent et prudent, qui ne court jamais de risques. Il amasse son argent lentement, mais sûrement. C’est généralement quelqu’un qui épargne et met de côté en pensant aux besoins éventuels. Il est souvent généreux avec ceux qui l’aident.

 

D’après les Egyptiens : l’homme du Capricorne reste livré aux deux tendances de la vie, vers l’abîme et vers les hauteurs, vers l’eau et vers les étoiles. Son ambition est à la mesure de sa patience et de son savoir faire professionnel.

S’enferme dans une carapace faite d’indépendance et de froideur. Sérieux, pondéré, têtu. Aime le concret. S’organise rationnellement. En fait à son idée. Patience très grande. Sens de la diplomatie froide et efficace. Ne s’extériorise pas. Reste naturel et simple. Ambition cachée.

Le point fort du Capricorne est du domaine du travail assidu, du savoir faire professionnel, de l’ambition cachée, du sérieux, du conformisme.

Le point faible : il pêche par excès de réserve et d’intériorisation.

 

Amour : les sentiments des natifs du Capricorne ne sont ni exubérants, ni expansifs, ni spontanés ; ils sont par contre stables et profonds. Leur timidité excessive les rend gauches quand ils veulent se montrer aimables. C’est pour cela qu’ils sont souvent malheureux  dans leurs amours d’adolescents. Généralement, ils tombent amoureux d’une femme plus âgée qu’eux et l’épousent.

Leur vie affective et conjugale s’écoule presque toujours dans le calme et la paix ; ils sont plutôt exposés à un veuvage prématuré. Ils sont généralement plus heureux à leur maturité. Ce sont des amants exclusifs qui peuvent devenir jaloux.

 

La femme capricorne : la femme de ce signe est belle, peu soumise, excellente maîtresse de maison et bonne hôtesse. Elle est très possessive et aime profondément, bien qu’elle ne le démontre pas toujours ; elle éprouve beaucoup d’amour pour sa famille.

Normalement, elle est très sensible et intuitive. En ce qui concerne la réussite de son mari et des ses enfants, elle est ambitieuse. Elle ne se laisse pas dépasser par ses émotions, gardant extérieurement un aspect froid et réservé ; cela lui donne parfois l’air d’être une femme pratique, matérialiste et peu sentimentale.

Cependant, son vrai problème est sa difficulté à exprimer son immense tendresse. Elle se marie souvent assez tard, mais c’est une épouse et une mère excellente qui aime bien tenir les rênes de la vie familiale.

 

Recommandations : le Capricorne doit essayer d’avoir le plus de tranquillité possible. N’oubliez pas non plus qu’un peu de patience vaut toujours mieux que beaucoup d’intempérance.

Il est dans votre intérêt de dépasser toute les divergences possibles et d’avoir plus de confiance en vos amis. Oubliez les amertumes de la vie quotidienne et, sans y penser à deux fois, partez en voyage, même pour peu de temps. N’accordez pas aux choses plus d’importance qu’elles n’en ont. Souriez toujours : la bonne humeur est un excellent tonique de l’esprit.

 

ASSOCIATIONS

 

Herbes et plantes : orge, hêtre, betterave, bardane, consoude, cyprès, belladone, orme, houx, oignon, pin, camélias, lierre, coquelicot.

Objets : antiquités ou biens hérités, chaussures, ornements, grands vins, montres, cave à vin, pendules.

Professions et métiers : administrateur, antiquitaire, architecte, ingénieur, fonctionnaire, dentiste, agriculteur, directeur d’école, musicien, homme politique, scientifique, géomètre.

Sports et loisirs : collections, investissements, jogging, tricot, jardinage, musique, escalade, musique classique, réceptions mondaines, excursions, activités de loisir organisées.

 

LE CAPRICORNE ET LE MONDE

Le Capricorne symbolise le prestige national et les classes dirigeantes (le gouvernement en place, les familles royales, les chefs des partis). Il est également lié aux traditions nationales et à l’industrie lourde.

Pays gouvernés par le Capricorne : Afghanistan, Bulgarie, Inde, Lituanie, Mexique.
Villes gouvernées par le Capricorne : Bruxelles, Oxford.

L’archétype du Capricorne : le Petit Tailleur. Grâce à son adresse et à son esprit rusé, l’obscur petit tailleur vint à bout du géant et épousa la fille du roi.

 

CITATION

 

« Il ne faut jamais jeté le manche après la cognée. »

 

 

LE CAPRICORNE ET :

 

L’argent : animé par un besoin de stabilité matérielle et d’autorité. Bon financier. Peut réussir.

Les couleurs qui conviennent le mieux à votre foyer : les couleurs sombres comme le brun, le gris et le noir.

Les pierres précieuses : Jais : le jais renforce la détermination et l’énergie. Il permettrait d’obtenir le succès dans les affaires.

Le surnaturel : Facultés psychiques : graduel. Usages que vous pouvez en faire : lecture dans le sable, runes, cristaux, physiognomie.

Vos qualités en amitié : fidèle, pratique, raisonnable, organisé.

Vos recherches en amitié : individus âgés, prestigieux.

La mode : Style = formel, contrôlé, soigné. Couleurs = gris, vert foncé, marron foncé, noir. Tissus = lin, cuir, tissus doux, rayures, gabardine. Vêtements/accessoires = costumes, sous-vêtements, montres.

La forme : préférence pour les sports structurés et les buts à atteindre. Sports : d’équipe, musculation.

La minceur : comptez vos calories pour obtenir une perte pondérale régulière. Gardez courage en musique !

Les achats : Attitude envers le shopping = documenté, économe. Articles = articles en cuir et en pierres, antiquités, montres.

Les déguisements : Charlotte Corday, Talleyrand, clown.

Les lieux préférés : lieux de travail intense, porcheries et poulaillers, mines de charbon, cavernes et caves.

L’aventure : une telle idée frise l’irresponsabilité et ne saurait être envisagée que dans le cadre de son assurance.

L’esprit : esprit pratique et méthodique. Stimulé par les opportunités de progrès ou de production. Ennuyé par l’inconnu.

Les possibilités célestes : montre dans quels domaines nous sommes obligés  de travailler et de nous plier aux règles pour réussir.

Les problèmes à résoudre : demandez-vous ce que vous souhaitez réellement, plutôt que d’agir uniquement par sens du devoir. Préparez-vous à prendre des risques si nécessaire.

Les enfants : Votre comportement : très strict en matière de discipline, mais savent s’amuser. Tempérament de vos enfants : prennent des responsabilités à la maison et à l’école.

Les passe-temps : Vie sportive = escalade, jogging. Arts = comédies musicales. Collection = montres, diplômes. Avec les mains = tricoter, construire. Jeux intellectuels = tests. Pour le plaisir = faire des listes, compter.

Le travail : travailleur, discipliné, organisé, ambitieux.

Les effets d’Uranus sur le Capricorne de 1988 à 1996 : recherche l’indépendance financière.

 

cap

 

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10 décembre 2011

Naïveté

Le 22 mais 1724, il y eut une éclipse de soleil visible en France et le jeune roi  Louis XV, qui avait quatorze ans, voulut observer le phénomène dans les meilleures conditions. Le célèbre astronome Cassini se rendit donc à Trianon et dressa là sa lunette. Le roi vint avec la cour, écouta les explications de Cassini, mit l'oeil à la lunette et s'ébahit.
Le soleil venait de reparaître, quand une petite marquise survint et demanda à admirer l'éclipse, elle aussi.
- Il est trop tard ! dit le roi.
Alors l'innocente marquise de s'écrier :
- Avec la permission de Votre Majesté, M. Cassini voudra bien recommencer.

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