Clément Marot est né tout à fait à la fin du XVe siècle en 1496. Il était le fils d'une authentique cadurcienne et de Jean Marot, d'origine normande et marchand à Cahors qui devint valet de chambre de François 1er. Grâce à la position paternelle Clément entre au service de Marguerite d'Alençon et participe à l'expédition d'Italie. Il devient, lui aussi valet de chambre du Roi, mais accusé d'hérésie, il est incarcéré au Châtelet. Après divers exils et autant de retours, il meurt à Turin en 1544.
Il a raconté son enfance quercynoise dans "l'Epître du Roi" (1527). "L'Adolescence clémentine" (1532) réunit toutes ses oeuvres de jeunesse. Épigrammes, épîtres, élégies de toutes sortes forment une oeuvre dense, parfois un peu artificielle - il faut travailler pour le Roi - souvent très mordante, toujours sensible. C'est à lui que l'on doit le premier sonnet français.

Olivier de Magny voit le jour à Cahors en 1529 (Clément Marot a trente trois ans). Il est fils de notaire. A Paris il devient secrétaire d'Hugues Sales, poète quercynois, de Cazals, fort connu mais que la postérité ne retiendra guère et les manuels scolaires pas du tout. Lui aussi sera attaché au service de François 1er. Son oeuvre est celle d'un épicurien aimable, un peu maniéré : "Les Amours", "Les Soupirs", "Les Odes" sont des recueils au lyrisme léger, sans profondeur. Il meurt à trente ans en 1559.