Num_riser0001Premiers habitants de notre pays ; il y a plus de quatre mille ans, notre pays était habité par des populations sauvages, qui vivaient retirées dans des cavernes ou dans des cabanes construites sur pilotis au milieu de quelque pièce d'eau. Nous connaissons peu l'histoire de ces premiers habitants de la Gaule ; toutefois les armes et les ossements découverts dans les cavernes ne permettent pas de douter de leur existence. Certains monuments formés d'énormes pierres brutes superposées ou plantées en terre, les dolmens, les menhirs, le cromlechscromlechs, les tumuli, qu'on retrouve en grand nombre dans la Bretagne, ont probablement servi de tombeaux aux chefs des tribus et aux plus renommés de leurs guerriers.
Dans la suite, plusieurs peuples venus de l'Asie se fixèrent en Gaule. Les Ibères s'établirent dans le sud, les Galls ou Celtes au centre, les Kymris ou Belges dans la région du nord. Ces peuples, plus civilisés, savaient cultiver la terre, bâtir des villes ; peu à peu ils de mêlèrent, se confondirent et formèrent la nation gauloise.
Le nom de Gaule fut alors donné à notre pays ; c'était son premier nom ; il ne le changera que pour prendre celui de France.
Caractère des gaulois : les anciens historiens nous représentent les Gaulois comme de robustes géants à la peau blanche et aux yeux bleus. Ils laissaient flotter leur blonde chevelure sur leurs épaules, ou bien ils la relevaient en touffe au sommet de la tête.
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La chasse et la guerre étaient les occupations favorites des Gaulois. Leur bravoure étonnait les plus vaillants guerriers de l'antiquité. Longtemps ils dédaignèrent les armes défensives, et marchèrent à l'ennemi tête nue et poitrine découverte. Dans la suite, ils adoptèrent la cuirasse, le bouclier et le casque d'airain orné de grandes ailes d'oiseaux. L'épée et une longue pique appelée framée étaient leurs armes offensives.
Le premier choc des guerriers gaulois était vraiment terrible : ils s'élançaient sur l'ennemi avec fureur et en poussant des cris sauvages ; mais quand on leur résistait longtemps, ils ne tardaient pas à se décourager et à lâcher prise.
Les Gaulois portaient des vêtements la braie ou large pantalon ; la tunique et la saie, sorte de manteau de différentes couleurs, qui s'agrafait sur l'épaule.
Les historiens nous montrent les Gaulois généreux, hospitaliers, très sensibles aux charmes de l'éloquence ; mais orgueilleux, inconstants, querelleurs et parfois cruels.
Num_riser0003Il ne faut pas se figurer la nation gauloise unie comme la France aujourd'hui, ni soumise à un même gouvernement ; elle comprenait un grand nombre de tribus ou petits peuples, ayant chacun leur chef particulier. Parmi les principales de ces tribus, se distinguaient les Eduens,(habitaient le Morvan) les Arvernes, (l'Auvergne) les Séquanes, (la Franche-ComtéFranche-Comté) les Eburons, (le pays de Liège) les Vénètes (les environs de Vannes).
Religion des Gaulois : les gaulois ne connaissaient pas le vrai Dieu. Ils adoraient plusieurs divinités, et particulièrement Teutatès, dieu de la guerre. Ils croyaient à l'immortalité de l'âme et à la vie future.
Leurs prêtres, appelés druides ou hommes des chênes, habitaient dans les forêts, et jouissaient d'un grand pouvoir : ils présidaient les assemblées du peuple, et remplissaient les fonctions de juges, de médecins et d'éducateurs de la jeunesse. "Il faut, disaient-ils, avoir grand soin de bien élever les enfants." Les temples étaient inconnus en Gaule : c'est au milieu des plus sombres forêts que les druides accomplissaient les autres cérémonies de leur culte et immolaient les prisonniers de guerre.
Les Gaulois vénéraient particulièrement le gui du chêne, et lui attribuait le pouvoir de guérir toutes les maladies. Sa récolte, la première nuit de l'année, constituait l'une des principales cérémonies du culte druidique.
Les bardes formaient une classe de prêtres inférieure aux druides ; c'étaient des poètes qui, dans les combats, excitaient le courage des guerriers en chantant les exploits de héros de la nation.