"La Gaule unie peut défier l'univers," dit un jour Vercingétorix aux chefs gaulois assemblés. Il disait vrai, car les Gaulois formaient un peuple nombreux et d'une grande bravoure. Mais, par malheur, ils étaient divisés, désobéissants envers leurs chefs, et leurs diverses tribus ne prirent que l'une après l'autre les armes contre Rome. Malgré des prodiges de valeur, ils furent vaincus par la discipline des Romains, et surtout par le génie militaire de César.
Jules César, gouverneur de la Province romaine, voulut soumettre la Gaule toute entière. Politique habile autant que grand capitaine, il entretint la discorde parmi les tributs gauloises, et les vainquit successivement.
Après sept ans d'une guerre d'extermination, César croyait la Gaule bien domptée, lorsqu'un soulèvement général éclata tout à coup. Cette fois, toutes les tribus prirent les armes sous la conduite d'un jeune Arverne, Vercingétorix, qui fut proclamé général en chef.Novembre2012_001
Vercingétorix était vaillant, noble et riche. Il aimait ardemment son pays, et n'avait d'autre ambition que de l'arracher au joug des Romains. Il marcha contre César, et le battit à Gergovie ; mais battu à son tour par suite d'indiscipline de ses troupes, il fut cerné par l'armée romaine et enfermé dans la ville d'Alésia. C'est là qu'allait se décider le sort de la Gaule
César entoura la place, puis il fit creuser de larges fossés et planter des lignes de pieux tout autour de son camp, du côté de la ville et du côté de la campagne. Grâce à ces retranchements, il parvint à repousser les sorties de Vercingétorix et les attaques de deux cent mille Gaulois accourus au secours d'Alésia.
Quand tout espoir fut perdu, le généreux chef gaulois se livra lui-même au vainqueur, (51 ans avant J.-C.) dans l'espoir de sauver ainsi ses compagnons d'infortune. César se montra inflexible et cruel : il ordonna d'enchaîner le héros gaulois, l'emmena à Rome et le fit décapiter après six ans de captivité.