Il n'est pas de forteresse qu'un brave ne puisse prendre. Et le capitaine de Bois-Rosé, un des compagnons de Henri IV en était un. C'est lui qui a fixé ce câble à la falaise du haut de laquelle la forteresse de Fécamp se moque des assaillants. Un des soldats hésite entre le danger qui l'attend là-haut, et la mer qui l'appelle pour l'engloutir, il reste immobile et arrête l'entreprise. Mais Bois-Rosé ne perd pas la tête : il grimpe par-dessus tous les soldats, arrive jusqu'au peureux, et, la dague à la main, l'oblige à reprendre l'ascension. Il n'était que temps ; l'orage avait cessé, le jour allait se lever ; un coup de hache sur le câble, et les cinquante braves étaient précipités à la mer. Mais Bois-Rosé réussit, la forteresse de Fécamp est prise, et Henri IV compte une victoire de plus.

MEMOR 

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