18 août 2009
Le droit du Chevalier
Être de naissance aristocratique peut comporter de bien curieux privilèges. Si un lord anglais est condamné à mort, il a le droit d'être pendu avec une corde de soie.
Jadis, les nobles français ne payaient pas l'impôt, malgré leur grande fortune. Et dans toute l'Europe médiévale, les seigneurs jouissaient du jus primae noctis, ou "droit de cuissage", droit de passer la nuit de noces avec la mariée.
Vers 875 après J.-C., le roi Ewan III d'Ecosse décrète que "les seigneurs du lieu auront la virginité de toutes les vierges y habitant". Et la loi reste en vigueur jusqu'à son abolition par le roi Malcolm III au XIe siècle.
En Espagne, cette pratique n'est abolie qu'en 1486. Ailleurs, elle fleurit. Même les moines qui possèdent des domaines aussi vastes et puissants que ceux des nobles ont, dit-on, l'impunité pour ce droit singulier.
Dans le Sud-Tyrol et en Suisse, la coutume est officiellement illégale, et certains nobles sont exilés pour avoir tenté de la maintenir.
Le "droit de la première nuit" est tombé en désuétude dans la plus part des pays dès l'affranchissement des serfs. Mais un vague écho de l'ancien ordre féodal demeura : par tradition, le seigneur du manoir enjambait la mariée étendue sur son lit de noces pour attendre son mari.
19 juin 2009
Messire Jacques de Lalaing
Les grandes actions du chevalier Jacques de Lalaing paraissent appartenir plutôt à la légende qu'à l'histoire. Cependant on ne doit point douter de leur authenticité.
Le jour même où ce gentilhomme fut armé chevalier (1446), il fut victorieux dans un tournoi. A partir de ce moment, il résolut de ne plus combattre que le visage découvert. C'était là une prodigieuse témérité, car à cette époque, les guerriers portaient des casques qui protégeaient la tête entière. Jacques se mettait donc dans un état évident d'infériorité, et il semblait se condamner à mort.
Après quelques succès obtenus en France, il passa en Angleterre, et défia par un cartel collectif, tous les nobles de la contrée. Aucun d'eux n'osa se mesurer avec lui, et déjà il s'était rembarqué pour revenir, lorsque sur le vaisseau qui le ramenait se présenta subitement un jeune écuyer du comté de Galles. Il s'appelait Thomas.
"Seigneur, dit-il à Jacques, je vous donne rendez-vous à la cour du duc de Bourgogne. Je m'y trouverai dans six semaines. Nous lutterons."
Les champions se rencontrèrent, en effet, à l'expiration du délai fixé. Ils s'attaquèrent avec la hache de guerre, arme terrible par son poids, par son large fer, par les dagues adaptées aux deux extrémités du manche. D'abord, Thomas eut l'avantage, et il transperça le bras gauche de son adversaire. A cette vue, les assistants poussèrent des exclamations de douleur, et ils crièrent au Français de se rendre. Mais celui-ci, bien qu'il ne pût se servir que d'une main ne recula pas d'une semelle, et para longtemps les coups que son antagoniste lui assénait. Sa blessure saignait ; autour de lui, la lice était toute rouge. A la fin, il bondit, et de son bras valide, il étreignit l'Anglais par la ceinture, et le jeta sur le sable, la face en avant. Thomas, gêné par son armure, essaya en vain de se relever. Jacques le maintint à terre de son talon, et, debout sur son ennemi, il répétait, ensanglanté, triomphant : "Victoire ! Victoire !"
Dès que sa plaie fut fermée, cet incomparable chevalier voulut conquérir de nouveaux lauriers. Il gagna Châlons-sur-Saône. Là, il fit enclore de palissades un vaste pré au sol régulier, et il publia dans toute l'Europe que, une année entière, il attendrait les amateurs de tournois, et jouterait à pied ou à cheval, avec l'épée, la hache ou la lance, contre quiconque se présenterait. Il y eut affluence, et, fidèle à sa promesse, l'intrépide Lalaing descendit tête nue, dans l'arène aussi souvent qu'on le provoqua. Oui, durant douze mois, et d'ordinaire, neuf ou dix fois chaque mois, il soutint l'assaut des plus rudes champions de la France et de l'Etranger, et jamais il ne reçut de blessure, jamais il n'éprouva un échec
.
Mais l'heure avait sonné où il devait déployer sa valeur non plus en des combats singuliers, mais contre les ennemis de son suzerain, le duc de Bourgogne. Les bourgeois de Gand s'étaient révoltés, et il s'agissait de les punir. Jacques entra dans un corps de troupe qui fut entouré par les Gantois et ne se sauva qu'en traversant à la nage une large rivière. Cependant beaucoup de retardataires eurent bien du mal à passer. Sans de Lalaing, ils allaient périr. Mais ce brave, qui avait eu déjà, dans cette journée, cinq chevaux tués sous lui, revint en arrière, se plongea dans l'eau, et sauva les siens.
Juste au moment où il abordait, ruisselant et n'ayant au poing qu'un tronçon d'épée, on lui cria que son frère était resté au milieu des adversaires, et qu'il était près de succomber. Jacques repousse son cheval dans le fleuve ; il se rue sur ceux qui enveloppe son frère. Il le délivre, l'entraîne, et, laissant derrière lui un monceau de morts, il rejoint sain et sauf, à travers les flots, ses compagnons.
Par une bizarre ironie du sort, ce héros, qui méprisait les armes à feu, fut tué par un boulet. Le duc de Bourgogne assiégeait l'une des forteresses des Gantois. Notre preux chevalier regardait, par l'embrasure d'une tranchée, la situation de la place. Une énorme pierre, lancée par un canon, l'atteignit en plein visage (1453). Il expira sur le coup. Il était dans toute la vigueur de la jeunesse, dans tout l'éclat de la gloire...
Ses amis le pleurèrent longtemps, et les ennemis mêmes contre lesquels il combattait gémirent d'avoir tranché une vie si noble.
H. G.
07 mai 2009
La Tour d'Auvergne
Nulle vie n'a été mieux remplie que celle de ce Français, dont le nom devrait être inscrit en lettres d'or dans l'histoire de la Révolution. Nulle âme ne fut plus belle, plus généreuse ; nul coeur plus courageux, plus désintéressé. Héros des temps modernes, il égala par sa simplicité les héros anciens ; comme Polybe et
Eschyle, à la fois écrivains et soldats, La Tour d'Auvergne sut tour à tour prendre la plume et l'épée, et la main qui le matin avait tenu un sabre, le soir venu, écrivait des ouvrages pleins de talent et d'érudition.
En 1781, il est reçu comme volontaire dans l'armée espagnole qui assiégeait Mahon, alors au pouvoir des Anglais, et ne veut accepter aucun grade, comme récompense ; et pourtant, il avait puissamment contribué au succès de l'entreprise ; il était signalé par des actes d'une bravoure éclatante ; mais La Tour d'Auvergne ne cherchait dans une belle et courageuse action qu'une satisfaction intérieure, et non pas la célébrité et les applaudissements de la foule.
Une autre fois, surpris et fait prisonnier par les Anglais, ceux-ci veulent lui arracher sa cocarde ; mais La Tour d'Auvergne l'enlevant de son chapeau et l'enfilant au bout de son épée :
- C'est là, dit-il, qu'il faudra venir la chercher.
A l'époque de la Révolution française il est nommé capitaine ; sa simplicité et sa modestie lui font refuser le grade de colonel, qui lui est offert.
C'est à la tête de sa compagnie, plus tard surnommée la colonne infernale, qu'il monte à l'assaut, et que tant de fois il enfonce les bataillons ennemis.
Enfin, vieux et fatigué, il quitte l'armée et revient à Paris, quand il apprend que le fils de son ami doit partir, enlevé par la conscription, La Tour d'Auvergne n'hésite pas un instant, s'engage à sa place, et enrôlé comme volontaire, va rejoindre, simple soldat et le sac sur le dos, l'armée dans laquelle il avait combattu comme capitaine.
On était alors en guerre avec l'Autriche, et La Tour d'Auvergne, quoique âgé de cinquante ans, trouve encore moyen de montrer son audace et son énergie.
Des grenadiers hongrois voulaient s'emparer d'un moulin dans lequel on avait placé un magasin d'armes et plusieurs centaines de livres de poudre. Mais de nombreux coups de fusil tirés des fenêtres du moulin, et qui chaque foie atteignaient sûrement, faisaient reculer les plus audacieux.
Au bout de quelques heures d'une héroïque défense, la garnison assiégée dans le moulin demande à capituler ; une fenêtre s'ouvre et un homme se présente à l'ouverture c'est La Tour d'Auvergne.
- Nous voulons, dit-il en s'adressant à l'ennemi, sortir avec tous les honneurs de la guerre, avec armes et bagages, tambours battants, enseignes déployées.
Le chef autrichien accepte la condition, fais ranger ses hommes en haie sur deux rangs. - Et alors La Tour d'Auvergne descend lentement l'escalier du moulin, le sac sur l'épaule et le fusil au bras, passe entre les deux rangées de baïonnettes et se présente devant le chef ennemi.
- Eh bien ! dit celui-ci, où donc est la garnison ?
- La voilà, reprit La Tour d'Auvergne en portant militairement la main à son chapeau.
- Mais où donc est-elle ?
- La voilà, répéta une seconde fois La Tour d'Auvergne.
- Mais vous êtes seul !
- J'étais seul au moulin ; c'était moi la garnison.
Ce fut alors que Bonaparte, admirateur de ce courage et ne sachant comment le récompenser dignement, lui fit décerner le titre de premier grenadier de France, et lui envoya en même temps un sabre d'honneur.
La Tour d'Auvergne voulut encore se montrer digne de ce titre, et quoique vieux et souffrant, resta à l'armée.
- Je ne dois pas mourir dans mon lit, disait-il à ses amis qui le retenaient ; je dois expirer sur un champ de bataille et au milieu de mes braves camarades.
En effet, le 25 juin 1800, il tombait frappé d'un coup de lance ; sa prédiction était réalisée.
Les vieux soldats aux longues moustaches grises, qui n'avaient pas versé de larmes depuis bien des années, pleurèrent leur illustre camarade et voulurent en porter le deuil ; son sabre d'honneur fut déposé aux Invalides ; son nom resta sur les cadres du régiment ; son coeur, enfermé dan un étui d'or, fut confié au plus vieux sergent dont poste était à côté du porte-drapeau de la 46e demi-brigade, et tous les jours, à l'appel du nom de : Théophile-Malo Corret de La Tour d'Auvergne ! le plus ancien grenadier répondait : MORT AU CHAMP D'HONNEUR.
MEMOR - 1891
11 avril 2008
Jacqueline ROBINS - Une héroïne française
En 1710, pendant la guerre dite de Succession d'Espagne, François de Savoie, plus connu sous le nom de prince Eugène, et Jean Churchill, comte de Malborough, vinrent assiéger Saint-Omer.
La ville, presque dépourvue de vivres et d'approvisionnements, était hors d'état d'opposer une résistance sérieuse, quand une femme du peuple, Jacqueline-Isabelle Robins, veuve de Guillaume-François Boyaval, offrit aux magistrats de la commune d'aller en barque à Dunkerque chercher des munitions et des vivres.
Naviguant à la nuit, dissimulant sa cargaison sous des couches de légumes, grâce à son énergie, à son sang-froid et à sa présence d'esprit, Jacqueline Robins, quoique deux fois arrêtée au cours de ses nombreuses expéditions, par des partis autrichiens, réussit, au péril de sa vie, à assurer le ravitaillement des Audomarais.
Saint-Omer a élevé, sur la place Vainquai, une statue à cette héroïne locale. Cette oeuvre vigoureuse est due à M. Edouard Lormier, qui est un compatriote de Jacqueline Robins.
17 février 2008
Antoine Eugène Alfred CHANZY
Général et sénateur, naquit à Nouart (Ardennes), le 18 mars 1823. Entré d'abord dans la marine, puis dans l'artillerie, Chanzy fut admis à Saint-Cyr en 1841 et conquit ses premiers grades en Algérie, en Italie, en Syrie et à Rome. Il prit part à la répression de la grande insurrection arabe et fut promu général de brigade en 1868. En 1870, il mit son épée au service de la défense nationale, et fut mis à la tête du 16e corps dans la première armée de la Loire. Il prit une large part à la bataille de Coulmiers, ayant affaire à presque toute l'armée du général de Thann, et gagna la bataille de Patay.
Nommé commandant en chef de la seconde armée de la Loire, il se montra vaillant capitaine et habile général, suppléant à l'insuffisance du nombre et au manque d'organisation par son énergie. Il fit sur le Mans et Laval une admirable retraite qui le classe au premier rang de nos hommes de guerre. En 1871, élu député des Ardennes, il combattit énergiquement la conclusion de la paix. Président du centre gauche en 1872, il se rallia hautement à la République. Il fut appelé en 1872 au commandement du 7e corps, en 1873 au gouvernement général de l'Algérie, en 1879 à l'ambassade de Saint-Pétersbourg, en 1881 au commandement du 6e corps. Quelques jours après la mort de Gambetta, il était frappé lui-même, le 18 mars 1883.
La presse entière - et on peut dire toute la France - ressentit un coup douloureux. Gambetta et Chanzy étaient associés dans tous les coeurs à l'idée de revanche, de relèvement.
Chanzy s'était révélé pendant la guerre de 1870-71. Ses camarades le connaissaient ; ils savaient sa valeur ; la France l'ignorait. Pendant deux mois, il a tenu tête, sur la Loire, aux armées allemandes ; il a fait une armée solide - et une armée en retraite ! - de débris de régiments, de dépôts agglomérés, de mobiles, de mobilisés. Il a parfois vaincu ; il n'a jamais été enveloppé, ni coupé de sa ligne de retraite. Il a conquis là ce titre si rarement mérité de chef d'armée.
Chanzy n'avait pas soixante ans quand il mourut. C'était un robuste, un infatigable, un tenace. Il avait rempli sa vie jusqu'au bord, mais rempli de travail et de devoir accompli. Il avait en dix ans de paix parcouru toutes les étapes militaires ou politiques : commandant de corps d'armée, gouverneur général de l'Algérie, sénateur, ambassadeur à Saint-Pétersbourg, puis encore commandant de corps d'armée, à Châlons cette fois, à l'avant-garde, contre l'Allemagne, sentinelle avancée en même temps et général en chef désigné d'avance en cas de guerre.
23 janvier 2008
La Chevalerie
Les chevaliers du guet, disons-le, étaient des hommes chargés de guetter pendant la nuit les voleurs et ceux qui troublaient le repos des honnêtes gens et ils n'avaient de commun que le nom avec les membres de la chevalerie.
La chevalerie était une institution militaire féodale réservée à l'ordre de la noblesse. Elle avait ses règles de conduite, ses lois pour la guerre et pour la paix, elle conférait des privilèges et imposait des devoirs.
Ne croyez pas qu'il était facile de devenir chevalier. Oh ! non, et celui qui postulait cet honneur avait à subir de longues épreuves et s'engageait par des voeux solennels. Formés en association et liés par un sentiment d'honneur et de fraternité, les chevaliers se défendaient mutuellement ; mais si l'un d'eux manquait à la loyauté et à l'honneur, il était déclaré félon.
On le faisait monter sur un échafaud ; on y brisait à ses yeux les pièces de son armure ; son blason effacé était attaché et traîné à la queue d'une cavale. Le héraut d'armes accablait d'injures l'ignoble chevalier. Le clergé prononçait les malédictions d'un psaume. Trois fois on demandait le nom du chevalier et trois fois le héraut d'armes répondait qu'il ignorait ce nom. On répandait alors sur la tête du patient un bassin d'eau chaude, on le tirait au bas de l'échafaud par une corde ; il était mis sur une civière et transporté à l'église, couvert d'un drap mortuaire, et les prêtres psalmodiaient sur lui les prières des morts. On montrait ainsi qu'il n'était plus digne d'être compté au nombre des vivants et que son nom ne devait plus être prononcé.
Quand vous entendrez dire qu'un homme a des sentiments chevaleresques, vous en conclurez qu'il a des sentiments nobles et généreux, dignes d'un chevalier. La chevalerie nous rappelle donc des sentiments de courage, de loyauté, de dévouement. Souvent le chevalier parcourait le monde, cherchant des torts à redresser, des oppresseurs à combattre ; il suppléait par son courage individuel à la faiblesse ou à l'absence de l'autorité suprême.
La chevalerie rendit de grands services à l'époque où elle parut ; elle imposa le respect de la justice et du droit, elle régla l'ardeur guerrière des seigneurs, et, en proclamant la trêve de Dieu, elle diminua les maux des guerres privées.
Cette institution a exercé aussi une grande influence sur les progrès de notre civilisation. c'est à elle que les Français on dû l'élégance, la distinction des manières, le bon ton, la politesse et la noble courtoisie qui les ont distingués longtemps des autres peuples.
Le respecte et la courtoisie envers les femmes étaient imposés aux chevaliers. Dans les tournois ou jeux militaires, on voyait de nombreuses dames parées de leurs plus beaux atours, et si, par hasard, un chevalier manquait de courtoisie ou de courage, il suffisait à l'une d'elles de toucher son écu -petit bouclier sur lequel étaient gravées ses armoiries- pour qu'il fût exclu du combat. Les joutes finies, les juges allaient trouver, parmi les nobles dames, celle qui paraissait la plus digne de décerner le prix et c'était elle qui le remettait au vainqueur.
Celui qui aspirait à devenir chevalier entrait d'abord au service d'un gentilhomme en qualité de page. C'était une sorte de domesticité à laquelle ne s'attachait aucune idée humiliante. Il devait avoir sept ans et passer sept autres années à ce service. Dès qu'il avait atteint l'âge de quatorze ans, il pouvait devenir écuyer, c'est-à-dire porter l'épée. Ne pouvant être chevalier avant vingt et un ans, l'écuyer restait encore sept ans dans ce noviciat avant d'être admis à entrer dans le temple d'honneur ou ordre des chevaliers.
06 novembre 2007
Jacqueline ROBINS
En 1710, pendant la guerre de la Succession d'Espagne, François de Savoie, plus connu sous le nom de prince Eugène, et Jean Churchill, comte de Marlborough, vinrent assiéger Saint-Omer.
La ville, presque dépourvue de vivres et d'approvisionnements, était hors d'état d'opposer une résistance sérieuse, quand une femme du peuple, Jacqueline Isabelle Robins, veuve de Guillaume-François Boyaval, offrit aux magistrats de la commune d'aller en barque à Dunkerque chercher des munitions et des vivres.
Naviguant à la nuit, dissimulant sa cargaison sous des couches de légumes, grâce à son énergie, à son sang-froid et à sa présence d'esprit, Jacqueline Robins, quoique deux fois arrêtée au cours de ses nombreuses expéditions, par des partis autrichiens, réussit, au péril de sa vie, à assurer le ravitaillement des Audomarais.
Saint-Omer a élevé, sur la place du Vainquai, une statue à cette héroïne locale. Cette oeuvre vigoureuse est due à M. Edouard Lormier, qui est un compatriote de Jacqueline Robins.