Histoire et Esotérisme

De l'histoire certe, mais on va essayer de sortir des sentiers "rebattus" et de l'Esotérisme.

30 août 2009

Eschyle et la tortue et Les raisins de la colère

En 456 avant J.-C., Eschyle, le père de la tragédie grecque, est âgé de 69 ans. Il vit à Gela, en Sicile. Un jour,Eschyle se promenant dans les environs, il voit un aigle planer au-dessus de sa tête, à la recherche d'un rocher pour briser la carapace de la tortue qu'il tient entre ses serres. Mais prenant apparemment la tête chauve d'Eschyle pour une pierre, il lâche la tortue dessus. Le poète est tué instantanément. Ses amis se souviennent alors qu'un oracle avait prédit qu'Eschyle serait tué d'un coup venant du ciel.

CalchasLes raisins de la colère
Calchas fut, dit-on, l'un des plus grands devins de la Grèce antique. Les récits sur sa mort racontent qu'un autre devin, le voyant en train de planter des vignes, lui prédit qu'il ne boirait jamais son vin. Une fois les vignes mûres, Calchas fabrique son vin. Puis il invite son rival à une fête pour démentir la prédiction, que son hôte répète pourtant encore au moment où Calchas porte la coupe à ses lèvres. Trouvant la plaisanterie très drôle, Calchas est saisi d'un fou rire, et meurt d'étouffement.

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18 mai 2009

L'Astrologue et son Confrère

Que dit votre science, aujourd'hui, Messire Galéotti ? Pouvons-nous ordonner la chasse au sanglier qui nousNum_riser0003 délasserait du souci des affaires ?... Les nuages courent vite, mais le soleil brille aussi ; nous ne partirons pas sans votre avis.
Ainsi parlait Louis XI à son astrologue favori qu'il était venu trouver jusque dans sa tour. Galéotti se leva : c'était un grand vieillard portant une longue barbe ; ses vêtements magnifiques contrastaient avec le pourpoint râpé du roi, et sur sa ceinture de cuir étaient représentés les signes du Zodiaque. Il promena un regard majestueux sur les tables et les escabeaux chargés de livres ; puis, choisissant un volume plus grand que les autres, il dit :
"Si mon royal frère veut attendre un instant, je vais lui répondre avec certitude !" Galéotti se saisit encore d'une bizarre longue-vue et gagna la terrasse d'où il se mit à observer le ciel. Sa réponse fut favorable, d'abord parce que, le roi désirant chasser, il ne voulait pas le contrarier, ensuite parce que lui-même aimait mieux passer une journée à chevaucher dans les bois que de rester enfermé entre les hautes murailles du château de Plessis.
Une heure plus tard, le pont-levis résonnait sous le galop des chevaux, le son du cor retentissait dans la forêt, et le roi, avec des éclats de voix bruyants, criait aux seigneurs de sa suite :
"Hardi ! mes seigneurs ; vos épieux en main ! Le sanglier est en campagne ; les chiens sont lâchés ! En avant ! en avant, par St Hubert !"
Cependant, il arriva que, dans l'ardeur de la chasse, Louis XI et Galéotti se trouvèrent séparés du reste des seigneurs. Au détour d'un sentier, tous deux se trouvèrent arrêtés par un brave paysan qui s'en venait tranquillement au trot de son petit âne. L'homme retira son bonnet, et avec la familiarité permise par Louis XI aux gens du peuple quand ils l'abordaient :
"Sire, dit-il, si Votre Majesté veut suivre mon conseil, elle fera bien de s'abriter dans ma chaumière qui se trouve au bout du chemin : un gros orage va éclater, il n'y a plus le temps de retourner au Plessis."
L'astrologue, indigné, fut le premier à répondre :
"Et tu crois que le roi va t'écouter ? Beau conseiller, ma foi ! Arrière ! Une autre fois, ne te mêle pas de pareille chose !"
Puis s'adressant  à Louis XI, il continua :
"Poursuivons cette chasse qui vous amuse, Sire, et ne vous souciez pas des prédictions de ce lourdaud !... Écoutez, le cor sonne par ici..."
Les chasseurs s'enfoncèrent sous bois ; mais déjà un vent impétueux faisait craquer les plus hautes branches, de larges gouttes tombées ça et là furent bientôt suivies d'une pluie torrentielle. La tempête déchaînée n'épargnait ni le roi, ni le vieil astrologue, qui maintenaient leurs chevaux avec peine. Pendant que ceux-ci entraînent à l'aventure les cavaliers, un heureux hasard les ramène devant la cabane du paysan, chez qui ils s'empressent d'entrer. C'est avec satisfaction que le royal chasseur, trempé jusqu'aux os, se tourne et se retourne devant la flamme généreuse du foyer.
Num_riser0010Enfin, il dit au paysan :
"Qui t'enseigne à si bien deviner le temps qu'il doit faire ? De qui tiens-tu cette science ?
- Eh, Sire, je n'en saurais rien tout seul ; mais mon âne est là pour m'apprendre quand il va pleuvoir. Au premier signe de mauvais temps, il frappe la terre de son sabot, il brait et secoue les oreilles avec force. Alors, si je suis dehors, j'accours en hâte à la maison , jamais encore il ne m'a trompé."
Lorsqu'il entendit cette explication, Louis XI se mit à rire silencieusement selon son habitude, puis, tournant un regard plein de malice sur Galéotti morfondu, il s'écria :
"Pâques Dieu ! Messire, vous avez là un fameux confrère ; mais, si les ânes sont si bons astrologues, j'ai peur que les astrologues ne soient des ânes !"
Dès le lendemain, cependant, le roi superstitieux n'en consultait pas moins Galéotti sur tout ce qu'il devait entreprendre.

Marie du COUDRET

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30 octobre 2008

Une Prédiction

Num_riser0002Au moyen âge on croyait aux prédictions, et de nos jours, bien des personnes sacrifient aux préjugés. Un chroniqueur du milieu du XVIe siècle, contemporain de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier, raconte qu'un jour, sous le règne de Louis XI, le duc Louis d'Orléans (qui fut depuis Louis XII) se trouvait aux environs de Plessis-lez-ToursPlessis-lez-Tours dans un château appartenant à un des gentilshommes fidèles à sa cause, lorsque la châtelaine lui annonça qu'une vieille femme voulait le voir à tout prix.
- Elle a quatre-vingts ans et passe pour sorcière dans le pays, dit la châtelaine avec émotion.
Le duc, curieux de connaître son avenir, fit venir la devineresse en sa présence.
Et quand la vieille se trouva devant lui, levant un doigt fatidique, elle lui raconta tout ce que lui réservait sa destinée.
Le jeune duc écouta dans le plus profond silence les paroles de la devineresse, et les grava dans sa mémoire.
- Et, ajouta le chroniqueur, tout ce qu'elle lui avait prédit arriva de point en point.
- Tu seras roi ! s'était écrié la vieille.
La prédiction se réalisa, comme on le sait.

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Un des courtisans du sage Alphonse V, roi d'Aragon, s'avisa de soutenir en sa présence qu'il avait lu dans l'histoire qu'un certain roi d'Espagne disait que la science ne convenait nullement aux gens de qualité, et qu'il est indigne de leur rang de s'y appliquer. "Vous vous trompez, dit Alphonse en l'interrompant, ce n'est pas un roi qui l'a dit, mais un âne."

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Henri IV passant par une petite ville, il vint plusieurs députés au-devant de lui pour le haranguer ; d'abord un d'entre eux ayant commencé son discours, un âne qui était à vingt pas de là se mit à braire. Henri IV dit alors : "Messieurs, parlez chacun à votre tour, s'il vous plaît, je n'entends pas."

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Un professeur de rhétorique lisait à ses écoliers l'Oraison funèbre du maréchal de Turenne, par Fléchier. Un écolier, qui avait senti les beautés de ce discours, dit malignement à son camarade : "Quand pourras-tu en faire autant ? - Lorsque tu seras Turenne" répondit l'autre.

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19 juillet 2007

Jeanne le Royer

Une religieuse qui vécut au XVIII° siècle (1732-1798), fut une voyante très célèbre.
D'après elle, la Révolution était l'ouverture du dernier âge de l'Eglise sur la terre. Elle présume que les grandes scènes qui précéderont la catastrophe finale auront pour théâtre l'Europe catholique, et surtout l'Italie et la France.
"Examinant, écrit-elle, à la faveur de cette lumière divine, le siècle qui doit commencer en 1800, je vis que le Jugement n'y était pas et qu'ainsi le siècle ne serait pas le dernier considérant ensuite le siècle suivant jusque vers sa fin, Notre-Seigneur me mit en doute si ce serait vers la fin de ce siècle, ou dans celui qui commence l'an 2000 qu'arriverait le Jugement ; en sorte que s'il arrive dans le siècle de 1900, ce ne sera que vers la fin, et qui si ce siècle s'écoule tout entier, le suivant ne passera pas avant qu'il arrive, ainsi que je l'ai vu dans la lumière de Dieu."
Et elle ajoute :
"Je considérai attentivement, et je jugeai qu'il ne restait plus qu'environ deux heures au soleil (1)."
Elle prédit encore :
"Longtemps avant que l'Antéchrist arrive, le monde sera affligé de guerres sanglantes. Les peuples  s'élèveront contre les peuples, les nations contre les nations, tantôt divisées et tantôt unies pour combattre, pour ou contre le même parti... Outre cela, je vois que la terre sera ébranlée en différents lieux."
Donc, des guerres et des tremblements de terre ; nous en revenons toujours là. Et ceci longtemps avant que l'Antéchrist n'arrive.

(1) Baron de Novaye : "Les deux heures qui restent au soleil, au monde, depuis la fin du XVIII° siècle, combien signifient-elles d'années ? Si une heure représente un siècle, la fin du nôtre ou les premières années du deuxième millénaire verront la fin du monde."

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