04 novembre 2008

A quelque chose malheur est bon

Monsieur le comte de Ségur, alors qu'il était ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, vit un matin arriver chez lui un homme tout ému, les habits en désordre, les cheveux hérissés, les yeux rouges et remplis de larmes."Qu'y a-t-il donc ? lui demanda-t-il. Quelle est la cause de votre chagrin ?- Monsieur... Monsieur l'ambassadeur, balbutia cet homme, je suis Français, et je m'adresse à vous... j'implore...- Parlez sans crainte, mon ami ; remettez-vous, dit le comte de Ségur, attendri et compatissant. -J'implore la protection de... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 19:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

30 octobre 2008

Une Prédiction

Au moyen âge on croyait aux prédictions, et de nos jours, bien des personnes sacrifient aux préjugés. Un chroniqueur du milieu du XVIe siècle, contemporain de Charles VIII, de Louis XII et de François Ier, raconte qu'un jour, sous le règne de Louis XI, le duc Louis d'Orléans (qui fut depuis Louis XII) se trouvait aux environs de Plessis-lez-ToursPlessis-lez-Tours dans un château appartenant à un des gentilshommes fidèles à sa cause, lorsque la châtelaine lui annonça qu'une vieille femme voulait le voir à tout prix.- Elle a... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 19:22 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
24 octobre 2008

Le Hennin

En 1417, les dames, en France, se coiffaient "de cornes merveilleuses"... Et avoient de chacun costé, dit Juvénal des Ursins, deux grandes oreilles si larges que quand elles vouloient passer l'huis d'une chambre, il falloit qu'elles tournassent de costé.Dix ans après, un moine cordelier écrit ces quelques mots : "La teste qui vouloit estre cornue maintenant est mitrée. Et sont ces mitres en manière de cheminées ; et grand abus que, tant plus belles et jeunes les femmes sont, plus hautes cheminées elles ont."Pierre... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 12:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
22 octobre 2008

Les reines qui furent chefs d'Etat

Marie Tudor (1516-1558) - Reine d'Angleterre de 1553 à 1558. Fille d'Henri VIII et soeur d'Edouard VI son successeur, elle allait hériter de la couronne à l'âge de 37ans, quand le duc de Nouthumberland lui opposa et mit sur le trône Jeanne Grey, une descendante d'Henri VII. Marie avait ses partisans, une armée. Elle s'empara de Jeanne, de ces complices, et leur fit trancher la tête. Elle consacra son règne au rétablissement du Catholicisme par la manière forte : échafauds et bûchers. En 1554 elle avait épousé Philippe fils de... [Lire la suite]
17 octobre 2008

Le Chocolat de Dantzig

Napoléon, pour reposer son esprit des graves soucis qui l'accablaient, aimait à mystifier sans méchanceté les personnes de son entourage ; celles-ci d'ailleurs n'avaient jamais lieu de regretter d'avoir excité la gaîté impériale, car toujours quelque bonne récompense les dédommageait des rires qu'elles avaient provoqués ou de l'étonnement qu'elles avaient éprouvé.Le maréchal Lefebvre fut une de ces bienheureuses victimes de l'Empereur. Quelques jours après qu'il se fût emparé de Dantzig, Napoléon le fit mander chez lui, à six heures... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 17:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
12 octobre 2008

Le jugement de Ravaillac

Jean-François Ravaillac, naquit en 1578 dans la cité d'Angoulême. Sa jeunesse se passa entre son père ivrogne - qui perdit bientôt sa place de greffier près du maire, pour ne vivre que de mendicités - et sa mère, née Dubreuil de Fontreau, pieuse femme qui confia l'éducation de son fils à ses oncles maternels, messires Nicolas et Jean Dubreuil, chanoines de la cathédrale.François Ravaillac passa une partie de son adolescence auprès des religieux qui lui inculquèrent la haine du roi de Navarre, cet hérétique, ce Huguenot dont les... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 16:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

29 septembre 2008

Quand la reine se déshabillait en public

A la Cour de France d'avant la Révolution, il existait une assez curieuse coutume : le roi et la reine s'habillaient et se déshabillaient devant les membres de leur Cour. Bien entendu, la souveraine n'était dévêtue que devant des dames.Le respect de l'étiquette rendit parfois cette coutume fort pénible pour la reine, témoin l'anecdote suivante extraite des Mémoires de Mme Campan. La souveraine dont il s'agit n'est autre que Marie-Antoinette. Rappelons que les chambres de Versailles étaient très mal chauffées."Un jour d'hiver, il... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 08:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
28 septembre 2008

Il faut des époux assortis

Lorsqu'un mari est frileux et que sa femme craint la chaleur, quelle solution adopter pour que tous deux puissent dormir dans la même chambre ?Tel fut le problème qui se posa pour Napoléon et l'impératrice Marie-Louise. Avant d'avoir épousé l'archiduchesse d'Autriche, presque en toute saison, l'empereur faisait faire du feu dans sa chambre.Survint Marie-Louise, princesse élevée de façon sévère dans le glacial palais de Schoenbrunn. Dès qu'elle eut de l'emprise sur son mari, l'impératrice exigea que, dans sa chambre, le feu ne fût... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 18:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
19 septembre 2008

L'héroïsme du caporal Sapin

Au début d'août, au moment de l'invasion de la Belgique par les Allemands, une batterie ennemie à Bellaire,  près de Jupille, tirait sur les Belges. Le caporal Sapin, un garçon de dix-huit ans, se glissa sur la gauche de la batterie. A trois cents mètres, abrité derrière un mur, il abattit successivement les officiers, les sous-officiers et servants des pièces.La batterie allait être réduite au silence, lorsque la dernière pièce fut dirigée vers le mur derrière lequel tirait Sapin et où les Allemands croyaient qu'il y avait un... [Lire la suite]
Posté par choupanenette à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,
19 septembre 2008

Plus facile à dire qu'à faire

Entendu dans une petite gare où vient de s'arrêter un train de blessés. Un soldat se penche à la portière et brandit fièrement un casque à pointe. Un curieux l'interpelle."Militaire, vendez-moivendez-moi votre casque.- Ça, non !"L'autre insiste."Je vous le paierai bien.- Non, je ne veux pas le vendre, je vous dis," réplique le soldat.Puis il ajoute, du ton le plus naturel du monde :"Du reste, vous n'avez qu'à aller sur le champ de bataille, vous en trouverez autant que vous voudrez !"
Posté par choupanenette à 10:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]