Les plus braves
Quelques soldats vantaient leurs blessures en présence de Louis XII.
"Ces blessures, qui vous les a faites ? demanda le roi.
- Sire, répondirent les guerriers, ce sont les ennemis de Votre Majesté.

- Ils sont donc plus braves que vous !
- Non, sire, reprend l'un d'eux, il n'ont fait que nous blesser et nous les avons tués !"

Les bésicles de Louis XV
Lorsque les bureaux de la Guerre furent réinstallés sous son règne, Louis XV vint les visiter.
Il voulut tout voir, entra partout.
Ayant aperçu sur une table une paire de lunettes, il la prit en disant :
"Voyons si elles valent les bésicles dont je me sers."
Ses yeux tombèrent alors naturellement sur un papier habilement disposé et contenant un éloge pompeux du souverain et du duc de Choiseul, son ministre ; le roi repoussa vivement ces lunettes :
"Elles ne sont pas meilleures que les miennes, s'écria-t-il, elles grossissent trop les objets."

L'avarice de Louis XIII
Une excessive avarice était un des traits distinctifs du caractère de Louis XIII.
On lui dit un jour que Corneille voulait lui dédier sa tragédie Polyeucte. Aussitôt il se rappela que le poète avait reçu deux cent pistoles pour Cinnus ; il dit :
"Ce n'est pas nécessaire !
- Ah ! sire, lui répondit-on, ce n'est pas par intérêt.
- Bien ; alors, cela me fera plaisir."
Le pauvre roi mourut avant la publication.

Mot de conquérant
Napoléon 1er disait un jour au comte de Ségur :
"Que dirait le monde, si je venais à disparaître ?
- Ah ! sire, répondit le comte, quel deuil, quels regrets !...
- Vous vous trompez ! répartit l'Empereur. 
Il dirait : "Ouf !"